i-Share : point d’étape sur les projets scientifiques

i-Share : point d’étape sur les projets scientifiques

Un an après son lancement officiel, plus de 30 chercheurs associés à l’étude i-Share ont dressé un 1er bilan scientifique de l’étude.

Le 16 mai dernier, plus de 30 chercheurs associés à l’étude i-Share avaient rendez-vous à Bordeaux pour dresser un 1er bilan scientifique de l’étude, un an après son lancement officiel, à l’Agora du Domaine du Haut-Carré à Talence.

Un 1er bilan très positif

Ce point sur l’état d’avancement de l’étude i-Share a été l’occasion pour Christophe Tzourio, investigateur principal, de dresser un premier bilan très positif : plus de 3350 étudiants inscrits et participant activement, une bonne image sur les campus notamment constatée par les différents étudiants-relais présents sur le terrain, une équipe recrutée et dynamique, un déploiement qui s’étend désormais à l’université de Versailles-St-Quentin-en-Yvelines, et des premiers résultats présentés dans une infographie au mois de février dernier qui vont s’affiner et s’enrichir au fil du temps… Ce bilan avait d’ailleurs également été présenté la veille au comité d’évaluation de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche). Si les points forts sont nombreux, des pistes de progression sont d’ores et déjà identifiées. En effet, si « nous pouvons nous féliciter du grand nombre de participants, nous sommes encore un peu en dessous de la courbe théorique d’inscription », constate Christophe Tzourio. Lequel a invité à l’occasion tous les acteurs du projet, et la communauté étudiante dans son ensemble, à se mobiliser encore plus pour promouvoir l’étude et faire grandir cette communauté naissante.

Des conduites à risques à la plasticité cérébrale

Les recherches menées dans le cadre de i-Share s’intéressent à des domaines variés : des modalités d’adaptation au stress, aux lésions cérébrales de la migraine, en passant par l’imagerie du cerveau et les facteurs environnementaux, ou encore l’effet de la nutrition sur la plasticité cérébrale…Certains ouvrent un champ de recherche très peu voire jamais exploré, même au niveau international, en posant des questions inédites. Par exemple, existe-t-il un phénomène de résistance sociale à la vaccination ? Y-a-t-il un lien entre migraine et sclérose en plaques ? Ou bien encore, comment exploiter les images cérébrales de la même manière que l’on gère la vie des produits dans le monde industriel, selon un concept de « Product Lifecycle Management » ? Fidèle à sa vocation d’étude ouverte aux collaborations et aux partenariats, i-Share compte aujourd’hui 11 projets de recherche, dont certains font l’objet d’une demande de financement européen et associent de nombreux chercheurs et médecins dans un esprit pluridisciplinaire.

Bordeaux, Versailles, Nice… i-Share et bientôt l’international

En un an, i-Share a élargi ses thématiques de recherche en attirant des équipes de chercheurs particulièrement intéressées par cette cohorte inédite. C’est notamment le cas de l’Université de Nice, qui vient de rejoindre i-Share et propose une étude originale sur la relation entre cerveau et immunité. D’autres universités en France et à l'international manifestent également un vif intérêt pour des collaborations avec la cohorte. C’est notamment le cas de l'université de Cluj en Roumanie, où des étudiants se sont déjà inscrits à l'étude. De nouvelles collaborations internationales pourraient se concrétiser prochainement, puisque des discussions sont actuellement engagées avec le Québec et d'autres pays francophones.

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