Le consortium CocAddict dédié à l’addiction aux drogues soutenu par le programme BIS

Le consortium CocAddict dédié à l’addiction aux drogues soutenu par le programme BIS

Ce consortium d'équipes de recherche issues de 3 pays (Canada, France, Allemagne) est soutenu par le réseau européen nommé ERA-NET NEURON (Network of EUROpean funding for Neuroscience research). Cette rencontre a bénéficié d’un soutien du Bordeaux International Support (BIS), programme de l’Initiative d’excellence de l’université de Bordeaux.

Le consortium CocAddict a réuni à Bordeaux les 7 et 8 juillet 2015 les experts en neuroimagerie et en électrophysiologie en provenance du Canada et d’Allemagne. Ils ont rencontré leurs homologues bordelais pour échanger sur leurs travaux de recherche respectifs et favoriser l’émergence de collaborations scientifiques. Spécialisés dans les mécanismes d’addiction à la cocaïne, les membres de ce consortium développent des projets de recherche précliniques et cliniques sur les mécanismes neuronaux impliqués dans ce processus d’addiction.

CocAddict, un projet international, multidisciplinaire et collaboratif

Les addictions aux drogues mettent en jeu des mécanismes comportementaux et neurobiologiques complexes que seuls des travaux de recherche multidisciplinaires et collaboratifs permettront d’élucider. Cette rencontre, organisée sous forme de table ronde, a réuni les professeurs Marco Leyton (Département de psychiatrie de l’université McGill, Montréal), accompagné de Natalia Jaworska et Stéphanie Scala, respectivement post-doctorante et doctorante dans son équipe, et Rainer Spanagel (Directeur de l’Institut de Psychopharmacologie du Central Institute of Mental Health, Mannheim) avec leurs collègues bordelais Véronique Deroche-Gamonet et Cyril Herry (Neurocentre Magendie) également accompagnés de membres de leurs groupes de recherche.

Les chercheurs ont présenté leurs travaux les plus récents, développés en parallèle chez le rongeur et des patients humains. La confrontation des résultats obtenus par les différentes équipes, tant en neuroimagerie (fMRI, PET Scan) qu’en électrophysiologie, a permis de mettre en évidence, chez les individus « addicts » à la cocaïne, des altérations anatomiques de certaines zones cérébrales et d’impliquer certaines sous-population de neurones, présentes dans des structures bien définies du cerveau, dans la mise en place des processus d’addiction.

Suite à ces échanges fructueux, un article est en cours de rédaction sur l’identification des réseaux neuronaux impliqués dans les mécanismes d’addiction à la cocaïne et les aspects translationnels qui en résultent.



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