Implication des régulations de la voie sécrétoire dans la morphogenèse d’un modèle d’organisme pluricellulaire

Bien qu’au cœur des thématiques de la biologie du développement, les mécanismes contrôlant la morphogénèse, notamment ceux régulant la sécrétion des transporteurs restent méconnus.

Le développement d’un organisme pluricellulaire tel que celui d’une plante ou d’un animal repose sur l’établissement de gradients de concentration[1] de molécules appelées « morphogènes ». Pour créer ces différences de concentrations, la cellule possède des transporteurs de morphogènes qui permettent de traverser les membranes plus facilement. Bien qu’au cœur des thématiques de la biologie du développement, les mécanismes contrôlant la morphogénèse, notamment ceux régulant la sécrétion des transporteurs restent méconnus. En partant d’un modèle d’étude simple et facilement manipulable - la plante Arabiopsis thaliana - et de son morphogène l’auxine, Yohann Boutte et son équipe du LBM cherchent ainsi à établir la composition en lipides et en protéines des compartiments de cette voie sécrétion, l’agencement dans l’espace de leurs composants pour comprendre leur rôle dans le déplacement orienté des transporteurs de morphogènes.

Au terme de ce PEPS, l’équipe du LBM de Yohann Boutte est parvenu à identifier un type de lipide particulier impliqué dans l’établissement d’un gradient de concentration de l’auxine. Ce premier résultat met en lumière la probable existence de mécanismes, à ce jour inconnu, régulés par cette famille de lipide lors de la sécrétion de certains transporteurs d’auxine.


[1] Au sein d’une cellule, un gradient de concentration est créé par des quantités différentes d’un même élément d'un côté à l'autre de la membrane plasmique.

  • Coordinateur du projet : Yohann Boutte
  • Volet : Emergences
  • Laboratoire : Laboratoire de Biogenèse Membranaire (LBM), unité mixte de recherche 5200 CNRS/Université Bordeaux Segalen


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