Etude de l’organisation ultrastructurale des plasmodesmes par tomographie électronique.

Chez les plantes, la communication de cellule à cellule se fait en grande partie grâce aux plasmodesmes, des canaux hautement spécialisés traversant la paroi des cellules végétales.

. Ils assurent en effet des mécanismes de régulation d’échange faisant d’eux les acteurs principaux dans la coordination du développement des plantes ainsi que dans l’établissement d’infection virales. Ces modes opératoires restent cependant très mal compris. Grâce à une collaboration avec la plateforme de Bordeaux Imaging Centre (BIC),  l’équipe du LBM dirigée par Emmanuelle Bayer cherche dans un premier temps, à reconstruire l’architecture en 3D des plasmodesmes grâce à la Tomographie Electronique[1]. Des approches plus pharmacologiques et biochimiques permettront ensuite de comprendre comment l’environnement du plasmodesme impacte sur ses fonctions régulatrices. Enfin, pour compléter les données structurales apportées dans la première phase du projet, le LBM s’est associé à l’Unité Imagerie Intégrative de Paris-Orsay pour développer une approche innovante, originale et très précise de cartographie chimique des éléments constitutifs du plasmodesme.

A l’issue de l’année 2012, Emmanuelle Bayer et son équipe du LBM sont parvenus à observer la présence de connections protéiques au sein des plasmodesmes. Selon les chercheurs, ces connections seraient très probablement impliquées dans la modulation du degré d’ouverture des plasmodesme, degré contrôlant la communication entre les cellules d’un végétal. Ces premiers résultats ont permis de démontrer le potentiel de la Tomographie Electronique pour étudier l’architecture en 3D de ces canaux et par là-même ont validés la faisabilité de l’approche choisie pour cette étude.


[1] Technique récente reconstituant le volume d’un objet à partir d’une série de projections.

  • Coordinatrice du projet : Emmanuelle Bayer
  • Volet : Emergences
  • Laboratoire : Laboratoire de Biogénèse Membranaire (LBM), unité mixte de recherche 5200 CNRS/Université Bordeaux Segalen


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